Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 14:01
NEIL YOUNG A PARIS LE 16 FEVRIER 2008
 Concert mémorable. Neil YOUNG, considéré comme un des inspirateurs du Grunge nous a offert un spectacle que l'on n'est pas prêt d'oublier.

À 21h30, Neil arrive sur la scène, démarche hésitante, en costume blanc, accompagné de ses 8 guitares, son banjo, de ses deux pianos dont un honky. Il entame par la chanson "Ambulance Blues" et par "Hank to Hendrix" avec une voix toujours aussi belle et qui me fait penser d'emblée aux intonations de celle de Kurt Cobain. Partie très accoustique qui enchante le public par un exercice très intimiste. Son jeu de gratte et le côté émotionnel qui atteint son apogée, mettent les fans en état de transe salutaire à une meilleure écoute. Dans un silence religieux, nous sommes envoûtés par le son harmonieux de l'harmonica. Cette première partie très folky, en solitaire, sent bon les années sixties. Il chante par la suite, d'une manière troublante "Don't let it bring you down" puis "Cowgirl in the sand", que nous recevons la larme à l'oeil avec des frissons partout, ensuite viennent "A man needs a maid" à "Journey through the past". De manière presque nonchalente, comme perdu sur une immense scène, le chanteur semble errer et choisir ses chansons au gré de son humeur. Dans le décor surréaliste, un peintre à la veste rouge et au canotier blanc, peint sur des tableaux géants, les différents thèmes évoqués par l'artiste. De manière innatendue, il nous sort des perles qu'il joue au piano comme au banjo, tel "Harvest" et des interludes amusants tout en badinant avec son public.

Le changement de décor annonce la partie électrique du concert. Accompagné cette fois de trois musiciens et de deux choristes, Neil Young nous entraîne sur un chemin lunaire puis délaisse son flegme pour le remplacer par une énergie incroyable. Dans l'Esprit de ses vingt ans, l'homme sautille et s'amuse avec sa guitare électrique et frôle le génie musical. Le peintre continue de réaliser des tableaux illustrant de rouge la scénique du rocker puis nous nous laissons embarqués par son déhanchement inattendu et entraînant. Créscendo va le concert, c'est hallucinant et de papy du set accoustique, il se transforme en jeune héros d'un bon rock'n roll endiablé, aux larsens provocateurs. On peut entendre de nouvelles chansons comme "No hidden path", la meilleure de son dernier album, avec un solo de guitare noisy qui dure quinze minutes. Il joue beaucoup avec le "feedback", comme plié en deux, donnant l'impression d'invoquer l'Esprit de Jimi Hendrix. Je sens la présence de Kurt Cobain, tapi dans le ciel étoilé du théâtre, prêt à lui donner un accompagnement avec sa guitare astrale. Ensuite,Neil revient à un passage plus calme avec sa guitare accoutisque pour repartir de plus belle avec "Dirty old man" qu'il joue avec une guitare déchaînée puis la chanson , "No hidden path" et dans un rappel, il chante "Cinnamon girl" et "Keep on rocking in the free world" qui nous font dresser lespoils. Mon ami, moi-même et les autres fans, la vibration musicale dans les oreilles, nous repartons, après minuit trente, en ayant pris la claque de notre vie car c'était "DIVIN".

Catherine Dalançon auteur de "Comment capter les énergies de la chance" chez Dangles et "Comment capter l'énergie des fées" chez Dervy. à commander sur www.amazon.fr http://www.amazon.fr?%5Fencoding=UTF8&tag=lc01-21

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Par DALANCON CATHERINE - Publié dans : catherine-dalancon
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